jeudi 3 mai 2012

Costa Rica - De San Jose à Tortuguero (2)

En direction de la côte atlantique du Costa Rica après avoir pris un premier petit déjeuner à l'hôtel, puis un second, copieux, en route. Les Costariciens - les Ticos et les Ticas, c'est comme ça qu'ils s'appellent entre eux - petit-dejeunent toujours avec du riz mélangé avec des haricots noirs, et on nous prévient charitablement qu'en 10 jours, nous allons probablement prendre 2 kgs !
Nous sommes impatients d'arriver à Tortuguero, un Parc National constitué d'un réseau de canaux communiquant avec la mer. Les guides parlent d'une petite Amazonie dans laquelle la faune vit au milieu d'une végétation luxuriante. Avant cela, nous apercevons au loin le volcan Turrialba en activité. Toute l'Amérique Centrale est une zone volcanique constellée de volcans.
Notre route traverse la forêt tropicale primaire dans laquelle, pour reprendre l'expression d'un humoriste, "la main de l'homme n'a pas encore mis le pied": une jungle inextricable dont il subsiste encore quelques zones. Depuis l'arrivée des Espagnols au 16ème Siècle et jusqu'au 20ème Siècle, la déforestation s'est poursuivie pour permettre le développement des cultures, notamment celles de la banane et du café. Après les années 1970, le Costa Rica, voulant développer le tourisme à la suite de l'effondrement des cours du café, a choisi de se lancer dans une politique de préservation de la nature. De grands Parcs Nationaux et des réserves ont alors été créés qui couvrent désormais le quart de la superficie du pays, et la déforestation a maintenant été stoppée. De manière symbolique, l'ancien Président Oscar Arias a même signé en 2007 la "paix avec la Nature"...
Notre arrêt petit déjeuner est l'occasion d'un tout premier contact avec la flore et la faune tropicales : inflorescences d'alpinia, d'heliconia (photo de M.Fabre), rose de porcelaine. 
La taille de ce fromager est impressionnante !
Et notre premier paresseux à trois doigts qui se déplace avec une extrême lenteur. Il n'a pas de maquillage, il a juste mangé des fruits rouges !
A Caño Blanco, au Sud du Parc de Tortuguero, nous embarquons dans un bateau à moteur pour 50 kms de navigation sur les canaux, au milieu de la jungle.
Javier est aux aguêts. Première observation de singes araignées (aussi appelés atèles) qui se balancent de branche en branche, se jettent dans le vide à 20 ou 30 mètres de hauteur.
Premières observations d'oiseaux aussi : aigrette royale,
ibijau (mais comment fait Javier pour localiser cet oiseau nocturne immobile, qui ressemble à une branche, posé à 20 mètres de hauteur, au beau milieu de cette nature luxuriante ?)
Pour finir, nous approchons d'un gros crocodile qui se réchauffe au soleil. Notre présence en bateau à quelques mètres le fait fuir. C'est un timide ...
Nous arrivons finalement à l'embarcadère de notre hôtel, situé au village de Tortuguero même, le long d'un grand canal. C'est un très beau lodge dont les habitations en bois sont surélevées, au beau milieu de la forêt vierge.
Sur le sol, des dizaines de gros crabes bleus. Dans les airs, accrochés aux branches des arbres, en train de se régaler de petits fruits, des singes hurleurs.
Nous sommes ici loin de tout et, effectivement, cela ressemble à l'Amazonie, du moins celle que nous avons vue lors de notre séjour à Madre de Dios, au Pérou.

Costa Rica (1)

"Pura Vida" ! Ce sont les mots prononcés en tout lieu et toute circonstance au Costa Rica; pour dire bonjour, pour souhaiter bonne chance, pour exprimer sa joie et sa bonne humeur. C'est aussi la devise du pays. Pura vida, ça veut dire littéralement la "vie pure". C'est que le Costa Rica se présente comme un pays où la vie est agréable, simple, proche de la nature. Et c'est d'ailleurs ce qui m'avait attiré lorsque nous avons reçu il y a quelques mois le programme des voyages du CE de Total.
A l'arrivée du vol Madrid - San Jose, dès notre arrivée dans l'aérogare, "Pura Vida" est déjà affiché en grand, sous forme de publicité pour la bière ... Pura Vida.
Et, pour qu'il n'y ait pas d'ambigüité, un panneau de bienvenue nous indique que nous sommes arrivés dans le "pays le plus heureux du monde".
Pourtant, le tout premier coup d'oeil sur San Jose - celui que nous avons sur les quartiers proches de l'aéroport au moment d'atterrir - ne semble pas complètement conforme à cette vision idyllique. Sans ressembler aux bidonvilles qui ceinturent tant de villes du tiers-monde (je pense au Caire, à Jakarta, à Lima, à Caracas ou au Cap), les quartiers d'habitation que nous apercevons ne respirent à première vue pas la "pura vida" ... et le qualificatif  "Suisse de l'Amérique Centrale" attribué au Costa Rica semble de prime abord assez exagéré.
Dès notre sortie de l'aérogare, nous rencontrons Javier, notre guide local qui va nous accompagner pendant une dizaine de jours dans notre périple à travers ce petit pays d'Amérique Centrale, et tenter de nous faire partager sa passion pour son pays.
Javier parle très bien français (et l'anglais aussi d'ailleurs). Il a appris la langue au Costa Rica. Il en connait les subtilités, les expressions familières, l'argot. C'est toujours fascinant de voir comment des étrangers ont si bien assimilé notre langue, bien avant que de mettre les pieds dans notre pays, avec des moyens somme toute assez rudimentaires, grâce à  des professeurs passionnés par la France mais aussi grâce leur propre détermination. La volonté et l'enthousiasme peuvent souvent déplacer des montagnes ... et les moyens matériels ne sont pas tout ! Javier a fréquenté l'Alliance Française de San Jose et il a ensuite vécu quelques mois à Lyon.
Après un long voyage, il nous tarde maintenant de rejoindre notre hôtel. En chemin, notre bus traverse le centre de San Jose, la capitale du Costa Rica, 400 000 habitants. Rien de bien notable, à part le Teatro Nacional, de style néo-classique, l'édifice dont les Costariciens sont le plus fiers.
C'est vendredi soir, à l'heure de la sortie des bureaux et on se presse dans les rues. Le week-end commence.
Les lieux que nous allons visiter :
  • le Parc National de Tortuguero, sur la Côte Caraïbe
  • la région de Sarapiqui
  • la région du Volcan Arenal
  • le Parc National de Rincon de la Vieja
  • le Parc National de Manuel Antonio, sur la Côte Pacifique

jeudi 5 avril 2012

Aragon (28 et 29 mars 2012)

Courant mars, c'est la saison de la floraison des amandiers dans le Nord de l'Espagne. L'Association Friendship Force avait organisé à cette occasion une belle ballade de 2 jours en Aragon, sous un beau soleil et une température très clémente.
Nous passons près des Mallos de Riglos, une formation géologique très impressionnante et fréquentée par le gotha de l'alpinisme européen.
Monastère de Cabras
Le "désert" d'Aguarales, près de Valpalmas ressemble à Bryce Canyon, en plus petit ... et monocolore.
Enfin des amandiers en fleurs vers Alquezar
Alquezar, un des hauts-lieux du canyoning dans la Sierra de Guara
Nous y avions descendu le Rio Vero il y a 16 ans !
Cette année, pas de folies, nous descendons à pied dans le canyon du Rio Mascun
Le Dauphin
Numéros d'équilibristes des chèvres sauvages
Retour au village : Michèle a pu marcher sans trop de problème !