lundi 12 octobre 2015

Un petit tour à Newcastle pour la Coupe du Monde de Rugby (7 au10 octobre 2015)

A Vocales, on chante mais on fait aussi beaucoup la fête ! Un groupe de copains avec lesquels je chante à "14 Juillet" organise tous les ans un petit voyage à l'occasion d'une compétition de rugby - en général le Tournoi des 6 Nations - et m'ont invité à y prendre part. Mais cette année 2015 est un peu spéciale, c'est une année de Coupe du Monde de Rugby ...
Nous voilà donc en route pour l'Angleterre, plus précisément Newcastle qui se trouve tout à fait au Nord, pas très loin de l'Ecosse. On verra que ça a son importance. 
La Mer du Nord, avec un beau temps.
Je retrouve l'Angleterre de mon adolescence avec ses petites maisons jumelées et leurs bow-windows, ses double-deckers (bus à impériale), ses fish and chips, ses B&B (Bed and Breakfast), ses pubs où on joue aux fléchettes ... 
Nous sommes bien tombés, nous mangeons chez vainqueur de la Coupe d'Angleterre des Fish and Chips. C'est vrai qu'il était bon, le fish and chips ! D'ailleurs, ici, on est champion du monde pour tout : les glaces, les châteaux, ... Sans doute, mais pas au rugby. L'Angleterre, le pays organisateur, vient d'être éliminée dès la phase des poules de qualification. Un drame national !
Quelques vues du centre de Newcastle, au bord de la River Tyne.
Avant que les choses sérieuses ne commencent (les avant-matches, les matches et les après-matches), on va visiter le Château d'Alnwick qui a servi de décor pour le premier film de la série Harry Potter : Harry Potter à l'école des sorciers . Moi qui ai joué le Professeur Dumbledore pour un anniversaire de Sacha, je ne suis pas dépaysé lorsqu'on me parle de quidditch. Un professeur enseigne comment chevaucher les balais,une spécialité, comme chacun sait, des sorcières. Ca marche !
Le Château est très beau, on dirait un petit Windsor. D'ailleurs, it is probably the best Castle in the world. Ces Anglais sont vraiment impayables !
Monseigneur le Duke of Northumberland, un descendant d'un compagnon de Guillaume le Conquérant, et grand pourfendeur d'Ecossais, est le propriétaire de cette petite maison de campagne, et des alentours (36 000 hectares, excusez du peu ...). Les landlords anglais sont encore d'immenses propriétaires terriens et les premiers bénéficiaires anglais de l'aide agricole de l'Union Européenne. 
Un très beau jardin ... anglais
 Certains prennent de l'avance pour les soirées agitées qui vont venir.
Rentrons dans le vif du sujet ! Nous avons 2 matches à notre programme. Nouvelle-Zélande contre les Tonga - un archipel du Pacifique - et Ecosse contre les Samoa - un autre archipel du Pacifique -. Autant dire que le nombre de supporters sera très déséquilibré ! Surtout pour le deuxième match où des dizaines de milliers d'Ecossais - beaucoup en kilts avec des tartans de toutes les couleurs - ont fait le voyage. Glasgow et Edimbourg sont à moins de 200 kilomètres de Newcastle.
J'ai rencontré LA supportrice des Samoa.
Dès le début du match, 50 000 spectateurs s'époumonnent en entonnant "Flower of Scotland", l'hymne écossais. C'est très très impressionnant ! Et voilà le passage qui est chanté à pleine voix, dont  les paroles sont :
But we can still rise now,

And be the Nation again

That stood against him  (England !)

Proud Edward's army  
And sent him homeward
Tae think again.

c'est-à dire :
Mais nous pouvons encore nous dresser

Et redevenir la Nation

Qui s'est dressée contre lui,

L'armée du fier Edouard  (l'armée du Roi d'Angleterre NDLR)
Et l'ont renvoyé chez lui
Pour qu'il y réfléchisse à deux fois. 
Le sentiment national écossais est de plus en plus vif, les Ecossais ont le sentiment d'être les laissés pour compte de la Grande-Bretagne ... Un petit extrait de Flower of Scotland chanté par la foule à Murrayfield


Résultat du match : Ecosse 36, Samoa 33. L'Ecosse se qualifie pour la phase suivante, mais les Samoa ont vendu chèrement leur peau, en menant pratiquement jusqu'à la fin. Un très beau match, avec beaucoup de suspense qui a valu une ovation pour les joueurs samoans .. de la part des spectateurs écossais.
Pour Nouvelle-Zélande, le résultat était acquis d'avance, tellement les All Blacks dominent le rugby mondial. Les Tonga ont bien essayé de résister (pendant un quart d'heure) mais les Néozélandais étaient trop forts. Score à la fin du match : Nouvelle Zélande 47 Tonga 9. Un beau match cependant, les Tonga n'ayant jamais baissé les bras. Mais le clou du spectacle s'est passé juste avant que le match ait vraiment débuté : un double haka qui a donné le frisson au stade entier .
Les à-côtés. Nos bérets que j'avais acheté avant de partir, et qui ont eu beaucoup de succès.
Et les pubs où nous avons beaucoup chanté : chansons du Béarn, du Pays Basque ou simplement françaises. Mais c'est encore Flower of Scotland - que certains d'entre nous avaient appris - qui a reçu l'accueil le plus enthousiaste. Il faut dire que certains de nos spectateurs, écossais, irlandais ou néo-zélandais qui avaient un peu abusé de la bière, n'étaient pas tout à fait en mesure de faire la différence
 Ce fut un week-end très sympathique, convivial et amical. A refaire pour une autre compétition.





mercredi 7 octobre 2015

Christine et Stuart, les Gallois, chez nous pendant 5 jours ( 1er au 5 octobre 2015)

Pour la célébration du trentième anniversaire du Club Friendship Force de Pau - l'organisation avec laquelle nous faisons des échanges avec des clubs étrangers - une cinquantaine d'invités provenant du monde entier - Etats-Unis, Canada, Australie, Brésil, Allemagne, Belgique, Angleterre, Suède - sont présents. L'organisateur nous a demandé en catastrophe d'héberger un couple de Gallois qui n'étaient pas prévus initialement. Mais, comme Friendship Force International est désireuse de créer un nouveau club à Cardiff, il faut faire un effort pour amadouer de nouveaux membres !
Un beau soir, nous avons donc fait connaissance à la sortie de l'autoroute avec Stuart et Christine. 
Stuart, 62 ans, est tout juste retraité. Il est originaire de Coventry - connue pour avoir été rasée par les bombardements allemands pendant la dernière guerre - au centre de l'Angleterre. Christine dit de lui que c'est un "terrien". C'est que Christine est, elle, une Galloise née au bord de la mer. Stuart qui a fait des études d'expert-comptable a travaillé dans plusieurs pays (Australie, Kenya) comme conseiller financier de diverses entreprises. Christine, 65 ans, a une formation de juriste et elle a travaillé pour des organismes publics. Elle est théoriquement à la retraite mais en fait travaille encore à temps partiel, instruisant des dossiers et siégeant comme juge pour le compte de l'équivalent britannique de l'Ordre des Infirmières. Elle a une petite retraite et compte bien utiliser ce "petit boulot" pour se payer d'agréables voyages, par exemple avec Friendship Force. Christine est venue à Pau pour pratiquer le français, langue qu'elle aime beaucoup et qu'elle ne parle pas trop mal.
Aussitôt nos nouveaux amis arrivés, on se dirige vers le Jai Alai, le stade de pelote basque, pour assister en compagnie de toute l'assemblée des invités à un match de démonstration de grand chistera.
D'accord, ils ne comprennent rien aux règles, pas plus que nous ne comprenons celles du cricket ou du base-ball, mais c'est assez impressionnant à voir surtout quand un joueur s'élance sur le mur pour rattraper la pelote.
La réception d'accueil (la Welcome Party) n'est pas très fameuse du point de vue gastronomique mais l'orchestre et les chanteurs basques savent mettre de l'ambiance. La glace est rompue !
La journée de samedi est particulièrement chargée : la traditionnelle visite du Château de Pau (avec la carapace de tortue dans laquelle on a placé Henri IV dès sa naissance et qui retient toujours l'attention des visiteurs), le non moins traditionnel jurançon d'honneur à la Mairie. Les portraits des deux rois nés à Pau (Henri IV et Bernadotte le fondateur de la dynastie suédoise) qui trônent dans la salle du Conseil étonnent toujours nos amis étrangers qui se demandent ce que font ces symboles des dynasties dans ce lieu républicain par excellence. 
Après un bon repas, le tour en petit train permet d'avoir une overview de la ville. 
Le Pau Golf Club est le siège du plus vieux club de golf d'Europe continentale. Il date de 1856. Ce sont les Anglosaxons, fort nombreux à Pau au XIXème Siècle, qui ont contribué à sa  création, comme d'ailleurs  à celle d'un des premiers aéroclubs au monde. C'est en effet à Pau que les Frères Orville et Wilbur Wright fondèrent la première école de pilotage au monde, en 1909. C'est au Pau Golf Club qu'a lieu l'apéritif.
Puisque nous sommes en France, la soirée se termine au "French Cancan" qui vient d'ouvrir dans la zone industrielle de Lescar. Alors, là, je craignais le pire ... un spectacle de "French Cancan" à Pau !!! Eh bien, je dois faire mon mea culpa parce que le spectacle "Désirée" était très bien. La petite troupe de danseuses et de chanteurs et chanteuses est très professionnelle et tourne dans plusieurs villes françaises. Nos amis étrangers sont absolument delighted !
Samedi. C'est à Laruns que nous partons pour aller à la Foire aux Fromages. Encore quelque chose de typiquement français qui réjouit nos amis, et nous-même aussi d'ailleurs. Plusieurs commerçants qui vendent des produits locaux parlent même anglais, alors !
 J'achète un béret béarnais à Stuart. Un petit souvenir de son passage dans cette vallée d'Ossau.
Stuart qui est un bon vivant aime déguster le jurançon qu'il apprécie beaucoup, de même que Christine d'ailleurs.
C'est ensuite déjà le repas d'adieu de cette cérémonie d'anniversaire, la Farewell Party animé par la Tuna de Pau, un groupe qui chante des airs interprétés autrefois par les étudiants espagnols. 
A la fin du repas, le Club de Pau entonne des chansons françaises et quelques chants traditionnels du Béarn, comme Beth Ceu de Pau. 
Et c'est à mon tour de chanter l'air du Choeur des Esclaves de Nabucco. Dommage que Jacky, mon compagnon de chant, avec lequel j'ai répété pendant 3 séances, me lâche et me laisse seul, absolument seul ... Je ne ferai pas carrière dans l'opéra, c'est sûr !
Après cet "exploit", il vaut mieux quitter les lieux dare-dare ... Nous partons avec Stuart et Christine passer 2 jours sur la Côte. 
Le soir, une petite visite de Fontarrabie où Stuart qui est un gourmand -comme moi - apprécie les tapas.
Christine qui est une grosse dormeuse, ne se lève qu'à 10 heures, ce dimanche matin. Ca tombe bien parce qu'il faut sacrifier à la tradition qui veut que Christine et Stuart fassent un Skype avec leur fils qui habite en Ecosse, sa femme et leur bébé tous les dimanches matins à 10 heures.  Stuart et Christine ont 3 enfants (une fille médecin mariée à un chirurgien irlandais fanatique de rugby, une autre fille qui est pédagogue et un fils expert-comptable) et 5 petits enfants. 
Après les traditions familiales, il nous reste encore un peu de temps pour faire une petite promenade matinale dans Saint-Jean de Luz avec un passage par l'Eglise où il y a la messe. 
Saint-Sébastien nous tend les bras l'après-midi, l'occasion pour Stuart de rentrer dans tous les bars à tapas pour faire de magnifiques photos !
La Concha d'Oro
Lundi, c'est déjà le jour des adieux. Mais avant de nous quitter, nous faisons une petite visite à Biarritz, sous un temps un peu menaçant.
Un dernier repas sur le Port Vieux où on échange adresses, numéros de téléphone, e-mail et Facebook ... On se reverra c'est sûr ! Stuart et Christine nous proposent de nous prêter leur studio à Londres, et nous leur prêterons Saint-Jean de Luz qu'ils ont beaucoup aimé ...


jeudi 1 octobre 2015

Picnic à l'Arradoy avec Marylène et Christian (30 septembre 2015)

Christian et Marylène, nos amis agriculteurs de Sallespisse, avaient décidé depuis quelque temps déjà de nous inviter à manger. 
Leur idée, originale, consistait à déjeuner sur un "pic" qui domine Saint-Jean Pied-de-Port, l'Arradoy. On se demandait bien où on allait tomber mais on n'a pas été déçus. Le site est parfaitement équipé pour le picnic: barbecue en plein air, point d'eau, tables en pierre face à la ville et aux Pyrénées, toilettes sèches. Et en ce jour de semaine, pratiquement personne sur le site. Bref, c'était parfait et magnifique sous un climat très chaud et ensoleillé.
Les grues commencent leur migration, annonçant peut-être l'arrivée rapide des premiers froids.
Quelques rapaces tournoient au dessus de nous : milan royal, vautour fauve
Jo, le cocker de Marylène et Christian. Marylène propose à Lola, Sacha et Rafaël de venir voir ses petits ... Mais c'est Michèle qui est prête à craquer ... Il faut dire qu'il est très gentil ce Jo.
La colline domine les vignobles d'Irouléguy. Aujourd'hui, c'est jour de vendange. Le vin sera très bon cette année parait-il. En tout cas, le raisin est bien sucré .